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Les marchés dans le monde antique : concepts, conceptions et réalités

 

 

Responsables :
Christophe PÉBARTHE, MCF histoire grecque  mail
Aurélie CARRARA, Docteure en histoire grecque  mail
Financement : Ausonius, université Bordeaux Montaigne (PSE)
Durée : 2011-2016

 

Résumé du projet :

Ce programme de recherche s’articule autour de 4 axes présentés dans le programme quinquennal :

1er axe : « Marché des économistes et marchés antiques : construire une autre approche conceptuelle »

Il s’agit de mettre en avant l’importance de la définition conceptuelle dans notre recherche. Cet axe pose la question du lien entre science économique et science historique pour la définition du concept de marché. Il est en effet nécessaire de mener une réflexion conceptuelle et méthodologique. L’objectif est également d’ouvrir l’histoire économique à l’interdisciplinarité : il est nécessaire de dialoguer entre économistes et historiens, ainsi qu’avec la sociologie économique, car les sociologues ont réfléchi en terme de méthodologie et de réalités. Enfin, il faut aussi réfléchir sur le « hors-marché », la prise en compte des frontières permettant de définir le marché. À long terme, il s’agit d’aboutir à un concept opératoire de « marché » en sciences humaines.

2e axe : « Les marchés et le marché : l'apport archéologique »

Il s’agit ici de réfléchir à la matérialité des lieux d’échanges : les normes, le format, leur évolution. Or, il ne faut pas forcément postuler la nature de l’échange en fonction du type de matériel archéologique retrouvé (ex. : céramique). Il faut aussi avoir à l’esprit la nécessaire altérité des sociétés anciennes, même si elles présentent des similitudes avec les sociétés contemporaines. Ces similitudes et ces différences ne doivent pas être postulées, mais démontrées.

3e axe : « Marché, droit et fiscalité : études épigraphiques »

Il s’agit de travailler sur les grands textes d’histoire économique, essentiellement épigraphiques.

4e axe : « Le marché et les Anciens : sortir de l'histoire des mentalités et de la pensée pour mettre en chantier une véritable histoire intellectuelle ».

Il faut sortir de l’histoire de la pensée, car elle a nécessairement une visée téléologique, alors que l’histoire intellectuelle implique une discontinuité, des bifurcations. La notion d’histoire intellectuelle permet d’éviter de décrire la préhistoire de la pensée économique. Le but est de savoir dans quels débats s’inscrivaient les Anciens.

 

Historique des rencontres scientifiques organisées :

2012-2013 : « Politiques économiques et modes anciens »

L'historiographie a eu tendance à étudier les mondes anciens, soit à travers la catégorie “économie”, soit à travers la catégorie “politique”, l'une excluant l'autre. Il s’agissait ici d'interroger la pertinence de la notion de politique économique pour analyser les décisions prises par les sociétés anciennes au sujet des activités de production matérielle et d'échanges de biens. Une journée d’étude a été organisée en mai 2013. Elle a été précédée de trois séminaires introductifs permettant aux non-spécialistes de se familiariser avec les thématiques abordées lors de la journée d’étude.

 

Séminaires introductifs :

25/01/13, 16h30-18h30 : Aux frontières du marché, l’État ? par C. Pébarthe

Le marché est le plus souvent défini par ce qu'il n'est pas, plutôt que par ce qu'il serait. À ce titre, il devient une catégorie de l'entendement scolastique du monde social, au même titre que les antonymes qui servent à le définir. L'État est souvent présenté comme une institution hors marché, capable même de le réguler, d'en fixer les limites. C'est la pertinence de cette opposition qui fait l'objet de ce séminaire, dans la perspective de mettre en question la notion de politique économique.

22/02/13, 16h30-18h30 : État, champ économique et marché, par C. Pébarthe

Dans les sociétés modernes, l'une des caractéristiques essentielles serait la division du travail social, la délimitation de champs dans lesquels des règles particulières s'appliqueraient. Cette autonomie relative s'incarnerait dans des principes tautologiques, l'art c'est l'art pour le champ artistique ou les affaires sont les affaires pour le champ économique. Selon Pierre Bourdieu, l'État serait le champ des champs et, à ce titre, serait seul à garantir la légitimité de leur autonomie. Par ailleurs, pour les économistes contemporains, il serait indispensable au fonctionnement du marché, puisqu'il serait à l'origine par exemple de la garantie des droits de propriété. Or, l'articulation entre État, champ économique et marché n'a pas été véritablement envisagée, alors même qu'elle constitue un élément déterminant pour vérifier la cohérence de ces approches conceptuelles et pour comprendre ce que peut être une politique économique.

5/04/13, 16h30-18h30 : Politique, territoires et échanges, par C. Chandezon (Université Montpellier 3).  

Rencontres du 3 mai 2013

Journée d’étude « Les sociétés anciennes menaient-elles des politiques économiques ? »

Il s’agissait de s’interroger sur deux catégories fondamentales pour l’étude des sociétés anciennes, à savoir la politique et l’économique. La question posée, quelque peu impertinente, d’une existence de politiques économiques dans les sociétés anciennes renvoie à l’impasse rencontrée dans l’historiographie pour qui s’interroge sur ces deux notions : il ne semble pas possible aujourd’hui encore de mettre au jour une politique économique antique, soit parce qu’elle ne serait in fine qu’économique, soit parce qu’elle ne serait que politique. Là encore, une réflexion épistémologique permet de faire progresser la réflexion sur ces catégories d’entendement anciennes et modernes.

Programme et résumés 

Suivie d’une Table ronde conclusive « De la politique économique à l’histoire économique de l’Antiquité »

Il s’agissait de faire le point sur les outils intellectuels et institutionnels disponibles aujourd’hui en histoire économique, puis de réfléchir aux moyens de les mettre en œuvre collectivement.

Compte-rendu de la table ronde conclusive sur l'histoire économique  

Intervenants aux deux rencontres : A. Carrara, F. Berthault, L. Cavalier, V. Chankowski, A. Deramaix, J. Des Courtils, R. Descat, C. d’Ercole, J. France, P. Fröhlich, K. Konuk, T. Hasegawa, E. Hiriart, N. Kaye, C. Pébarthe, A. Saint-André, F. Tassaux.

2011-2012 : « Quels modèles pour quelle histoire ? »

Journées d’étude financées en partie par l’École Doctorale Montaigne-Humanités.

25/11/11 : journée d’étude « Quels modèles pour quelle histoire ? Néo-institutionnalisme et histoire économique »

Il s’agissait ici de questionner la pertinence de l’usage des modèles en histoire économique et notamment celui particulièrement en vogue du néo-institutionnalisme, notamment adopté par Alain Bresson dans sa synthèse récente sur l’Économie de la Grèce des cités, 2 vol., Paris, 2007-2008.

Participants : A. Bresson, A. Deramaix, L. Graslin, C. Müller, C. Pébarthe.

Programme et résumés "Néo-institutionnalisme et histoire économique"

Mercredi 11 avril 2012 :

  -Workshop : « Archéologie des lieux de l’échange économique »

Il s’agissait ici de permettre à quatre doctorants de présenter l’état de leur réflexion sur l’archéologie des lieux de l’échange économique

  -Journée d’étude : « Quels modèles pour quelle histoire ? Modèles et catégories, méthodologie de l’histoire économique »

Il s’agissait ici de réfléchir sur la manière dont on utilise le comparatisme en histoire économique, notamment pour penser les catégories de l’économie antique.

Communicants : C. Blein, A. Carrara, M. Dromain, A. Gorgues, C. Hasenohr, G. Larguinat-Turbatte, P. Mauget, A. Saint-André.

Programme et résumés "workshop et journée d'étude Quels modèles pour quelle histoire ?"

2e semestre 2010-2011 : Séminaire d’histoire économique « Le marché, concept économique et réalités historiques ».

Ce séminaire avait pour ambition d’articuler une étude des conceptions économiques des Grecs et des Romains avec une étude des faits économiques, autour du concept de marché.

Au total, dix conférences organisées, dont la moitié assurée par des doctorants, une par un chercheur hors labo et une par un chercheur étranger. Les conférences se sont tenues sur un semestre, le lundi de 18 h à 19 h 30. Ces séminaires ont accueilli un public varié : chercheurs, doctorants, étudiants (présence régulière d’étudiants de master, plus ponctuelle pour les étudiants de licence 2 et 3), en moyenne une vingtaine de participants par séminaire.

Plusieurs types de conférences :

  -conceptuelles : C. Pébarthe (sur le concept de marché), A. Saint-André (sur notion d’artisanat), A. Deramaix (piraterie)

méthodologiques : A. Gorgues (sur l’apport de l’archéologie dans l’étude du marché), E. Hiriart (sur l’apport de la numismatique)

  -études de cas : M. Cottier (les douanes en Égypte), C. Hasenohr (commerce délien), P. Meyzie (sur le marché de l’approvisionnement alimentaire en Europe moderne), A. Deramaix (Samos), A. Carrara (Athènes et l’ocre kéienne), G. Bonnin (rôle des ambitions économiques athéniennes dans les décisions politiques et militaires de l’archè).

  -Communicants : G. Bonnin, A. Carrara, M. Cottier, A. Deramaix, A. Gorgues, C. Hasenohr, E. Hiriart, P. Meyzie, C. Pébarthe, A. Saint-André.

Programme et résumés "Le marché, concept économique et réalités historiques"