Institut Ausonius
Maison de l'archéologie
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Session 2017

bataille recadre ceramique ESTELLA

        SESSION 2017 : LE RECOURS AUX ARMES
du 2 au 5 octobre 2017 - Bielle (Pyrénées-Atlantiques)
 

Cette première édition de l’atelier portera sur la place occupée par le recours aux armes dans les cultures politiques en péninsule Ibérique et au Maghreb, du VIIIe au XVe siècle. Le choix du terrain exclut la prise en compte des violences crapuleuses (banditisme, agressions, rixes, etc.), même si la distinction n’est pas toujours facile à établir avec certaines situations qui seront étudiées. Par ailleurs, conformément à l’orientation générale de l’atelier, l’étude des pratiques et de l’imaginaire politiques sera privilégiée sur celle, plus habituelle s’agissant de ces questions, des discours et des représentations.

La réflexion s’articulera autour de trois grands types d’événements :

- La contestation violente de l’autorité. Il s’agira d’étudier les cas où les détenteurs du pouvoir et leurs représentants sont confrontés à une violence armée dont l’origine se situe au sein même de la société sur laquelle s’exerce leur autorité. Cette définition englobe les émeutes, naturellement, mais elle s’étend aussi à des formes de violence que nos disciplines ont encore un peu de mal à saisir, comme l’attentat ou l’assassinat politique.

- Les affrontements armés dans le champ politique. Cette deuxième catégorie se distingue de la première en cela que les groupes en conflit (ou ceux qui les dirigent) partagent une position sociale comparable et dominante, et qu’ils participent à ce titre d’une culture guerrière qui, pour les époques qui nous intéressent, caractérise avant tout les oligarchies. On pense naturellement aux luttes de partis et de factions, parfois envisagées dans l’historiographie sous un intitulé qu’il conviendra d’interroger : celui de « guerre civile ».

- La guerre. Les guerres que l’on ne peut qualifier de « civiles » parce qu’elles opposent des puissances souveraines entrent aussi dans notre périmètre, mais l’étude restera centrée sur leur dimension politique. En d’autres termes, la guerre sera envisagée comme une composante d’un dispositif complexe de relations « interétatiques » qui inclue aussi les rapports diplomatiques, culturels et économiques. Sans négliger le phénomène en lui-même dans ce qu’il révèle des pratiques de pouvoir, c’est son articulation aux autres éléments mentionnés qui sera prioritairement examinée.

L’objectif de l’atelier sera non seulement d’approfondir ces thèmes et d’aborder des études de cas, mais aussi, sur un plan plus méthodologique, de favoriser les comparaisons et la mise en évidence d’interactions dans une recherche constante de dialogue entre les différentes disciplines qui seront représentées (histoire, études littéraires, archéologie, histoire de l’art).

                                 PROGRAMME

 


Coordinateur scientifique :
Daniel Baloup (Université Toulouse – Jean Jaurès)

Formateurs :
Yassir Benhima (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)
Arsenio Dacosta (Universidad de Salamanca)
Sophie Gilotte (UMR 5648 CIHAM, Lyon)
Fabienne Guillén (Université de Pau et des pays de l’Adour)
Juan José Larrea (Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea)

Participants :
De Inés Serrano Jesús (Universidad de Cantabria) ; De Keukelaere Pauline (Université Paris IV-Sorbonne) ; Giunta Alexandre (Université de Paris IV Sorbonne) ; Gómez Sergi (Universitat Autònoma de Barcelona) ; González Aurora (CSIC/Universidad Autónoma de Madrid) ; Martín Pérez Fernando (Universidad de Cantabria) ; Montel Aurélien (Université Lumière-Lyon 2 / Casa de Velázquez) ; Puzzo Francesco (Universidad Pública de Navarra) ; Sanahuja Ferrer Pablo (Universitat de València) ; Vanhems Matthieu (Université de Pau et des Pays de l'Adour) ; Vanz Jennifer (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) ; Villa Prieto Josué (Universidad de Oviedo).